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Awena Cozannet, une artiste qui en découd avec les frontières


Elle joue à déplacer la représentation des frontières et… parfois des montagnes


| Publié le Jeudi 10 Octobre 2019 | |

Awena Cozannet, une  artiste qui en découd avec les frontières
Awena est en résidence du 16 septembre au 13 décembre 2019 à Annecy à l’invitation de Lucie Cabanes et du Château de la ville.
Elle exposera du 20 février au 18 mai 2020 à la Chapelle du Palais de l’Ile.
 
Jouer, se jouer des frontières et des liens, telle est l’inspiration d’Awena qui prend plaisir à tisser au propre et au figuré des liens qui dépassent pour rassembler et créer de nouveaux chemins.

Sangles, courroies, tissus destinés au rebut car non conformes, sangles "mortes" ou bien entre deux bains, c’est-à-dire ne correspondant pas à la couleur attendue, trouvent une nouvelle vie sous l’œil et les doigts d’Awena.
 

Awena Cozannet, une  artiste qui en découd avec les frontières
À Annecy, elle continue d’en découdre avec les frontières physiques et avec celles de la pensée. La configuration du lac et des montagnes lui inspire des formes qui mêlent pleins et vides, lignes sensuelles pour former des sculptures destinées à épouser le corps, exo squelettes de la pensée et de l’esprit .
La frontière marque ce qui est entre, à la limite. Elle évoque un entretien avec Valère Novarina dont voici un très court extrait :
_ Dans le film que vous a consacré Raphaël O’Byrne, vous citez Wittgenstein « Ce dont on ne peut parler, il faut le taire. »
_ J’ai renversé cette phrase en « Ce dont on ne peut parler, c’est cela qu’il faut dire. »

Le travail d’Awena réveille un autre écho, ces phrases de Nancy Huston tirées de "Dire & interdire". Ne pas dire ? Dire entre, au milieu, à la frontière ?
« … Ce sont des mots rongeurs (les mots interdits) de langue : comme des vers qui ne cesseraient de trouer la nappe symbolique, ils trahissent l’incapacité de celle-ci de recouvrir parfaitement le réel…. c’est précisément à travers les trous de la nappe symbolique que le réel se laisse halluciner.
Bien sûr, même en dehors du "lac", nous nageons ici en pleine métaphore. Mais telle est la condition humaine - et telle, aussi, la condition nécessaire de tout langage. En effet, le penchant des êtres humains à percevoir la réalité extérieure comme une métaphore de leur corps, et les forces qui animent la nature comme isomorphes de leurs pulsions, font de la langue quelque chose d’absolument subjectif… Ils (les mots) nous paraissent  "neutres", alors qu’en fait ils ne sont que neutralisés. « Les vérités sont des métaphores qui ont été usées, écrit Nietzsche, et qui ont perdu leur force sensible. »

Pour la galerie Françoise Besson
Pour la galerie Françoise Besson
L’art revisite la réalité de nos métaphores, Awena y contribue.
 
Son exposition « On marche sur la tête » est visible du 28/11/2019 au 18/01/2020 à
La Galerie Françoise Besson
10 rue de Crimée
Lyon
En Résonance avec la Biennale de Lyon 2019

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Paul Rassat
Auteur, Rédacteur et Reporter chez Move-On Magazine. En savoir plus sur cet auteur


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