Notre critique sur le film La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom
Porté une nouvelle fois par Simon Abkarian dans le rôle de Charles de Gaulle, le film élargit également son récit à plusieurs figures majeures de cette période, parmi lesquelles Philippe Leclerc, Jean Moulin, Winston Churchill et les dirigeants alliés.
J’écris ton nom dure à nouveau 2 h 40 et reprend la trajectoire là où le premier film l’avait laissée. Le récit se déploie principalement entre 1943 et la Libération, tout en donnant davantage de place à plusieurs figures essentielles de cette période : Jean Moulin, Philippe Leclerc, Henri Giraud, Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt.
Et c’est sans doute l’une des principales différences avec L’Âge de Fer. Dans le premier volet, De Gaulle devait convaincre que la France pouvait encore combattre. Dans le second, la France libre existe désormais. Le problème est donc devenu celui de sa légitimité et de son avenir. Antonin Baudry résume lui-même cette évolution en expliquant que la première partie pose la question de savoir si la France libre va devenir une réalité, tandis que la seconde demande si la France sera sauvée. Le récit devient ainsi beaucoup plus collectif.
Le combat change de nature. Il ne s'agit plus seulement de résister à l'Allemagne nazie. Il faut également empêcher que la France libérée ne devienne une nation placée sous tutelle.
C'est là que le film trouve l'un de ses principaux enjeux dramatiques.
Simon Abkarian retrouve le rôle de Charles de Gaulle et poursuit un travail d'interprétation qui constitue l'un des piliers du diptyque. Son De Gaulle reste imposant, mais J'écris ton nom montre davantage un homme confronté à ses limites, aux rapports de force et à une solitude politique qui ne disparaît jamais complètement.
Face à lui, Simon Russell Beale reprend son rôle de Churchill tandis que Campbell Scott incarne Franklin D. Roosevelt. Le face-à-face entre De Gaulle et le président américain devient l'un des fils conducteurs de cette deuxième partie.
Et cette confrontation est particulièrement intéressante parce qu'elle permet au film de sortir du simple récit militaire. Les Alliés sont indispensables à la victoire, mais ils ne sont pas nécessairement d'accord sur la place que la France doit occuper après la guerre.Antonin Baudry fait donc de la géopolitique un véritable ressort dramatique. Les discussions, les négociations et les rapports de force répondent aux scènes de bataille.
Cette alternance fonctionne plutôt bien. Elle permet surtout de comprendre que la Libération ne constitue pas simplement un objectif militaire : elle représente également une bataille pour la souveraineté française. Leclerc, Jean Moulin et ceux qui écrivent l'Histoire avec De Gaulle
L'autre grande force du film est de ne pas enfermer son récit dans le personnage de De Gaulle.Niels Schneider, dans le rôle de Leclerc, prend une place particulièrement importante. Son personnage permet au film de basculer davantage vers le cinéma de guerre et d'incarner, sur le terrain, la volonté de poursuivre le combat jusqu'à la libération du territoire.
Les scènes militaires prennent alors une ampleur considérable. Le désert, les combats, les mouvements de troupes puis la progression vers la France donnent au film une dimension spectaculaire que certains spectateurs ont particulièrement appréciée. Mais le film ne réduit pas la Résistance aux seuls militaires.
Jean Moulin, incarné par Félix Kysyl, occupe également une place essentielle dans cette construction collective. À travers lui, Antonin Baudry rappelle le rôle déterminant de l'unification des mouvements de Résistance et la nécessité de créer une structure politique capable de parler au nom de la France combattante.
Le personnage de Livia, interprété par Anamaria Vartolomei, permet quant à lui de prolonger le regard porté sur la jeunesse résistante. Le réalisateur a d'ailleurs expliqué avoir pensé ces films notamment pour les jeunes générations, avec la volonté de faire revivre une période historique dont certains aspects sont parfois rapidement abordés dans les programmes scolaires. Le résultat est une fresque qui ne présente pas la Libération comme le résultat de l'action d'un seul homme.
De Gaulle donne une direction. Mais ce sont des hommes et des femmes, militaires ou résistants, qui rendent cette direction possible.Si L'Âge de Fer pouvait parfois privilégier les échanges politiques et les longues scènes de négociation, J'écris ton nom assume davantage son identité de film de guerre. Les critiques spectateurs évoquent régulièrement l'ampleur des batailles, les décors et les effets spéciaux, certains comparant même le spectacle à celui d'un blockbuster américain, tout en soulignant sa dimension française.
Il veut fabriquer une grande fresque de cinéma.Et sur ce terrain,J'écris ton nom est probablement le volet le plus spectaculaire du diptyque. Derrière les chars, les uniformes et les grandes scènes de bataille, J'écris ton nom raconte une question très contemporaine : qui décide du destin d'un pays lorsqu'il vient d'être libéré ? De Gaulle doit composer avec Churchill. Il doit convaincre Roosevelt. Il doit également gérer les rivalités françaises, notamment avec Henri Giraud, interprété par Thierry Lhermitte.
Cette dimension politique permet au personnage de rester profondément humain.De Gaulle n'est pas toujours maître du jeu.Il doit attendre, négocier, contourner les obstacles et accepter parfois de perdre une bataille pour espérer gagner la guerre politique. Le film montre ainsi un homme qui peut paraître gigantesque dans certaines scènes et terriblement seul dans d'autres. Cette contradiction constitue probablement l'un des aspects les plus intéressants de l'interprétation de Simon Abkarian.
Antonin Baudry ne réalise pas un documentaire. Il construit une fresque. Et cette fresque cherche autant à transmettre une mémoire qu'à produire du spectacle.
Dans cette deuxième partie, Simon Abkarian confirme la solidité de son interprétation. Le comédien ne cherche jamais à transformer De Gaulle en personnage parfaitement héroïque. Il conserve ses raideurs, son autorité, son intransigeance et cette manière particulière de s'imposer face à des interlocuteurs qui, parfois, ne veulent pas de lui.
Face à Simon Russell Beale et Campbell Scott, il compose un De Gaulle pris dans un jeu diplomatique où le rapport de force n'est jamais gagné d'avance.Autour de lui, le casting reste particulièrement dense : Niels Schneider, Anamaria Vartolomei, Félix Kysyl, Thierry Lhermitte, Benoît Magimel, Karim Leklou ou encore Grégoire Colin participent à cette impression de fresque collective.
Le dernier mouvement du film nous conduit vers la Libération. Après avoir suivi les combats et les négociations, le récit rejoint finalement Paris, où l'Histoire bascule. C'est aussi le moment où le personnage de De Gaulle retrouve une dimension presque mythologique.
Mais l'intérêt du film est justement d'avoir montré, pendant près de cinq heures réparties sur deux volets, comment cette légende s'est construite alors que rien n'était acquis.De Gaulle n'était pas encore le Général de Gaulle. La France libre n'était pas encore la France libérée. Et la victoire n'était pas encore écrite.
Bande-annonce du film La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J'écris ton nom
À Londres, De Gaulle doit composer avec Churchill et surtout avec Roosevelt, qui ne lui accordent pas toujours la place qu'il estime devoir revenir à la France.
La bataille devient alors multiple. Militaire. Politique. Diplomatique. La France doit être libérée, mais De Gaulle veut surtout qu'elle le soit en tant que nation souveraine. Des combats du désert aux opérations alliées, de la Résistance intérieure aux négociations avec les Américains, le Général avance dans un monde où les alliances peuvent être aussi fragiles que les lignes de front.
Pendant ce temps, Jean Moulin, les résistants et les soldats français poursuivent leur combat au péril de leur vie. Puis vient le Débarquement. Puis la progression vers Paris. Puis la Libération.
Mais même lorsque les armes se taisent, une dernière bataille demeure :celle de savoir qui écrira l'histoire de la France libérée.
Les avis sur le film La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J'écris ton nom
J'attendais de voir ce second volet impatiemment et ma satisfaction dépasse mes espérances, déjà trés élevées. Je dois vous avouer que la charge émotionnelle de plusieurs scènes épiques m'ont fait lacher quelques larmichettes, tant ce film colle à l'histoire héroïque de cette résistance pour la France libre. La réalisation et la maîtrise de la mise en scène est parfaite, et les performances de tous ces acteurs antagonistes sont pertinentes autant que convaincantes. Pour moi 2 volets historiquement marquants dans le cinéma Français, qui peuvent même dans le registre être sur le podium des meilleurs films sur la deuxème guerre mondiale et la libération de la France, au côtè de film comme "le jour le plus long". Un Film utile et qui fait réfléchir, sur ce qui est et qui a été notre histoire commune. La fin d'une des périodes les plus sombres pour les français, sublimement soutenu par le poême de PAUL Eluard, redoutable passage où il est difficile de contenir son émotion pour tous ces héros, comme jean Moulin, le général Leclerq et sa 2eme DB sans oublier le général de Gaulle. Bravo pour ce magnifique rappel et nous pouvons être fiére d'être toujours à notre époque encore les héritiers de cette liberté. A voir ABSOLUMENT pour son spectacle galvanisant et un grand thriller historique sous haute pression.
ned123, Publiée le 14 juillet 2026
J'ai vu un film... très grand film. Même j'ai préféré le 1er opus, ce 2nd volet déploie toute l’ampleur de son destin et de celui de la France dans une fresque historique aussi spectaculaire qu’émouvante.
Le film est puissant, épique, magnifiquement joué, et surtout porté par un souffle patriotique rare. De la Libye au Débarquement, jusqu’à la Libération de Paris, tout sonne juste. Les scènes de bataille sont impressionnantes, les effets spéciaux bluffant, au point d’avoir parfois l’impression d’être devant un grand blockbuster américain. Mais avec une âme française...
L’acteur principal, Simon Abkarian, est brillant. Il incarne un De Gaulle habité, droit, immense, mais aussi profondément seul face aux géants que sont Churchill et Roosevelt. Ce combat politique, diplomatique et intime donne au film une vraie profondeur. Aucune longueur. Tout est ciselé, tendu, maîtrisé. Le film avance avec force, avec courage, avec émotion.
Synopsis
Alors que Jean Moulin tente d'unifier la Résistance intérieure, que Leclerc poursuit les combats et que les forces alliées préparent la reconquête de l'Europe, De Gaulle doit défendre une idée simple : la France doit être présente à la table des vainqueurs et participer elle-même à sa propre libération.
Face à Churchill et Roosevelt, les rapports de force deviennent de plus en plus tendus. Car pour De Gaulle, gagner la guerre ne suffit pas. Il faut également préserver l'indépendance politique de la France.
Des combats en Afrique aux opérations militaires qui conduisent au Débarquement, de la Résistance intérieure à la progression vers Paris, J'écris ton nom raconte les dernières années d'une guerre qui va transformer définitivement le destin du pays.
Avec Jean Moulin, Leclerc, Giraud, Churchill, Roosevelt et les résistants, le film élargit le récit autour du Général et montre une France qui se reconstruit progressivement autour d'une volonté commune : retrouver sa liberté. Puis vient le jour où les troupes françaises entrent dans Paris.
La France est libérée.Mais pour De Gaulle, une dernière bataille commence : celle de la reconstruction politique et de la place de la France dans le nouvel ordre mondial. La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J'écris ton nom raconte ainsi les années qui séparent la France libre de la France libérée, jusqu'à la Libération de Paris. Une histoire de guerre, de résistance, de diplomatie et de souveraineté.
L'histoire d'un homme qui avait refusé de croire que la France avait cessé d'exister — et qui doit désormais convaincre le monde qu'elle est de nouveau libre.
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