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Haras d’Annecy, un projet ambitieux ouvert au cœur de la ville


Un projet urbi et orbi, pour la ville et au-delà !


| Rédigé le Dimanche 23 Septembre 2018 |

Haras d’Annecy, un projet ambitieux ouvert au cœur de la ville
Haras d’Annecy, un projet ambitieux ouvert au cœur de la ville
« Le mur murant Paris rend Paris murmurant » écrivait Beaumarchais.

A Annecy, ce sont le haras et son mur qui alimentent les discussions.
Si Move-On a bien compris le projet présenté par la municipalité, la démarche est réaliste puisque la réflexion qui la sous tend est menée depuis 2014. Elle respecte le haras dont les bâtiments sont inscrits à l’inventaire des bâtiments historiques en le valorisant et en l’ouvrant pleinement aux Annéciens.

   Le fameux mur va tomber en partie afin de relier le haras à  la ville, de le « couturer à la ville », dit Dominique Puthod, créant ainsi une nouvelle circulation, de nouveaux accès. Un pôle culturel vivant va s’ouvrir à l’année, ainsi qu’un lieu de rencontres et de gastronomie actuelle qui vont s’ajouter à la vieille ville, au lac et au Pâquier.

   Notre propos n’est pas d’entrer dans les détails d’ordre administratif, ni architectural ou patrimonial : le projet ne verra concrètement le jour que s’il en respecte les contraintes.
   Il est possible de faire confiance, en ce qui concerne le montage financier, à l’équipe qui a su donner son ampleur actuelle au Festival du Cinéma d’Animation grâce au MIFA.
Ajoutons que le soutien de la région est acquis au projet puisque Laurent Wauquiez annonce que l’enveloppe initiale de 850 000 euros sera abondée de deux millions d’euros.

    La volonté affichée par Dominique Puthod et son équipe est d’ouvrir le plus largement possible le parc au public, d’inscrire le haras dans une nouvelle histoire en respectant son passé. Ceci nécessite une vision d’ensemble, sur le long terme, qui associe étroitement le contenant et le contenu, le site et ce qui l’animera.
   La halle gourmande est évoquée depuis 2014 ; le « musée » du cinéma d’animation de l’époque est devenu une cité de l’image animée, ce qui traduit l’évolution d’une réflexion désormais en accord avec les progrès technologiques, culturels et les enjeux économiques qui relèvent de l’image animée, non seulement à Annecy, mais dans le monde entier. Bordeaux, Avignon et d’autres villes françaises réfléchissent à des projets similaires. Annecy a toute légitimité en la matière, et donc une formidable carte à jouer.

Vue de l'exposition immersive présentée à La Villette / Haras d’Annecy, un projet ambitieux ouvert au cœur de la ville
Vue de l'exposition immersive présentée à La Villette / Haras d’Annecy, un projet ambitieux ouvert au cœur de la ville
« Ouvrir pleinement le parc du haras et ses activités aux Annéciens. »
D’où la nécessité de faire tomber en partie le mur d’enceinte actuel  Rue de la Paix et boulevard du Lycée, de créer des espaces qui relient la ville au haras et créent une nouvelle circulation urbaine.
 
La fameuse halle gourmande accueillera 25 étals d’artisans producteurs de produits locaux et régionaux qui proposeront à des horaires adaptés la dégustation sur place ou bien à emporter dans des espaces de rencontres de leurs produits. Turin, Lisbonne, Madrid…proposent déjà avec succès ce type de lieu et d’activité. La ville en confiera la gestion à un opérateur après avoir fixé un cahier des charges.

    Une verrière permettra de relier entre eux les bâtiments actuels qui étaient destinés aux écuries afin de réaliser la halle gourmande. Un lieu de restauration sera maintenu là où se situe actuellement Armony Saveurs.

Puisqu’il est question de création architecturale, le manège sera doublé par un bâtiment contemporain côté Berthollet. De l’intérieur, du centre du haras, la vue ne changera pas, mais les nouveaux volumes ouvriront sur l’extérieur.
Le manège ainsi agrandi offrira une visibilité permanente à l’image d’animation. Il deviendra cinq mois de l’année, sans doute de mai à octobre afin d’encadrer et d’accompagner le Festival, un lieu d’expositions temporaires très ambitieux, capable de discuter avec la cinémathèque de Paris, Berlin, New York…et de recevoir des expositions comme celle que La Villette a accueillie du 15 mai au 9 septembre 2018, la Team Lab qui proposait des paysages immersifs.

   Le manège, toujours, hébergera une salle de projection de 350 places environ qui aura la particularité d’être modulable, avec gradins et sièges escamotables, afin de se transformer rapidement en salle de conférence ou autre.

    Les sept mois pendant lesquels ces installations ne seront pas mises en valeur par CITIA, elles seront à disposition d’associations, de projets, d’animations diverses.
 
Cette cité de l’image animée sera ouverte aux technologies de l’image et pas uniquement au cinéma d’animation. On se souvient à Annecy de l’exposition proposée au château musée en juin 2017. Y étaient montrées les œuvres d’artistes chinois à la frontière de l’image d’animation, de l’art contemporain. Ce sont toutes ces nouvelles voies qui bousculent les frontières de l’art et de la culture que CITIA se propose d’explorer et de mettre en valeur au haras qui sera aussi, bien sûr, un lieu d’éducation à l’image pour le public scolaire.

L’Arène sera destinée aux conférences, à l’expérimentation afin de réunir des gens issus de différentes filières de l’image, du jeu video dans le but de susciter des échanges sur certaines problématiques.
Une résidence d’artistes complétera ce volet de réflexion et de création.

La Fabrique, qui jouxtera La Galerie, lieu d’exposition permanente de quatre cents mètres carrés, proposera à tout un chacun d’expérimenter les étapes de réalisation d’un film d’animation.
Les ruchers seront préservés, ainsi que les espaces verts actuels très nettement renforcés par la végétalisation de la carrière qui occupe le centre du haras afin de créer, grâce à une intervention paysagère, des îlots de fraîcheur ainsi qu’une nouvelle déambulation.

Un carrousel marquera la jonction entre le cheval et le mouvement et puisque de mouvement il est question, le haras continuera d’offrir un lieu destiné à la danse.
 
Voici rapidement résumé l’ensemble du projet qui va fonctionner fin 2022.

Beaucoup parlent d’Annecy et des environs en utilisant un cliché, « un superbe terrain de jeux. » Des conversations que Move On entretient avec des particuliers ou avec des acteurs culturels locaux, il ressort qu’on reproche parfois à certains événements de n’exister  en grande partie que grâce à cette image, sans apporter beaucoup  à la ville et aux Annéciens.

Le projet du haras va bien plus loin qu’un terrain de jeux, dans les intentions, dans la réalisation et dans la pérennité. Il s’appuie sur un patrimoine plus que centenaire pour le faire revivre pleinement et le tourner vers l’avenir, en cohérence avec la ville ainsi qu’avec les activités que le territoire développe avec bonheur.
   Notons pour conclure, que Michael Marin, nouveau Directeur de CITIA, a été nommé afin de rendre le Festival du Cinéma d’Animation plus accessible encore aux Annéciens et qu’il s’y emploie avec son équipe.

A suivre…

 
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Paul Rassat
Rédacteur et Reporter chez Move-On Magazine En savoir plus sur cet auteur


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