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Caspian Pool, électro, voyages, découvertes et légèreté subtile €

| Publié le Jeudi 24 Octobre 2019 | |


©Caspian Pool
©Caspian Pool
Lauren a eu la bonne idée de nous fixer rendez-vous au Bistro des Tilleuls, à Annecy. Ambiance décontractée, artiste et un peu rétro -photos de films, d’acteurs sur les murs, affiches de concerts- qui se prête parfaitement à une conversation reflétant un art de vivre mêlé de musique, de liberté, de voyages et de gastronomie.
Voix mêlées de Lauren et de Jeremy
 
 
Vous avez choisi de vous appeler Caspian Pool par frustration. Lac d’Annecy était déjà pris ?
Il y avait déjà Lake Soul, un groupe techno des années 2000 et son fameux clip ! Oui, c’était déjà pris !

La mer Caspienne est considérée comme un lac sur une rive et comme une mer par les Russes… Vous gardez donc les pieds dans un lac.
On a fait un voyage en Azerbaïdjan et on a trouvé ça tellement improbable. Quand on a cherché un nom, celui-ci revenait tout le temps avec son côté frais évoquant la piscine. Mais c’est un paradoxe parce que le coin est à la fois joyeux et triste, ce qu’on retrouve dans notre musique parce qu’on utilise beaucoup de synthés vintage des années 70/80 et de l’électronique contemporaine et presque futuriste.

A Bakou, c’est le même choc. Beaucoup de Français y sont passés, dont Alexandre Dumas. Il est interdit d’y déchirer « Le comte de Monte Cristo » pour rouler des cigarettes. A notre arrivée là-bas, notre chauffeur de taxi nous a dit qu’il était fan de littérature française alors qu’on était incapables de situer l’Azerbaïdjan sur une carte 15 jours avant d’y aller.

C’est déroutant, un mélange d’immeubles haussmanniens, d’autres ultra modernes en forme de pyramides, la mer toute proche,

Un peu comme votre musique. On y reconnaît des choses, des influences et puis vous transposez le tout à votre manière en  ajoutant vos ingrédients. On n’est pas déroutés mais surpris.
Notre culture est plutôt référencée années 60/70 et aussi 80/90. On a appris à écrire des chansons au piano, à la guitare. On a eu des expériences avec des groupes mais la création de Caspian Pool a répondu à la volonté de faire un truc à deux. C’est plus simple de voyager à deux ; alors il faut des boîtes à rythme, des synthétiseurs qui rentrent dans des valises.

Tout est fait dans l’optique de voyager léger.
Nos chansons sont conçues pour tourner partout, c’est pourquoi on est allés à fond dans l’électro et c’est ce qui fait que beaucoup de gens nous disent « Ça me fait penser à ça »… Les Inrocks ont parlé d’Italo disco à notre sujet, alors qu’on n’en a jamais écouté.
En réalité, quand on est né dans les nineties, on a forcément écouté de l'électro, même un peu à notre insu, ce n’est pas vraiment conscient, on en passait en boîtes ; nos parents à tous les deux écoutent énormément de musique de tous les styles, ça part dans tous les sens, sans hiérarchie.

En réalité vous êtes des adeptes de la fluidité, voyager léger, prendre librement des inspirations… c’est une forme de liberté que vous vous donnez.
Avec un gros boulot en studio pour trouver des couleurs qui habillent la chanson une fois qu’on l’a trouvée. Il y faut beaucoup de matériel, de temps pour apporter une richesse qui entre dans l’ordinateur. C’est ce qui nous permet d’aller jouer partout, d’être libres : on arrive dans un club, on pose nos instruments et on joue.

Dans quelques jours, le 26, vous jouez au Brise Glace. Pour des sportifs, on dirait qu’ils jouent à la maison.
C’est ça, un match à domicile. C’est génial et il y a presque plus de pression. Il faut surprendre des gens qui nous connaissent et qui sont les premiers à critiquer parce qu’ils nous ont déjà vus plusieurs fois. Ils ont des éléments de comparaison. Comme ce sont des potes, la critique passe directement, sans filtre.
On a envie que nos copains voient autre chose que des copains sur scène. Certains sont de vrais connaisseurs et leur avis est important.

Il nous arrive parfois d’être un peu fous, comme l’an dernier quand nous sommes partis au Canada et à New York avec un nouveau set. On est quand même venus le tester un samedi soir ici, au bar des Tilleuls qui était plein, et on a tenu compte des réactions. En studio, on ne peut pas toujours prévoir les réactions des gens ; ils peuvent devenir hystériques sur une partie qui nous semblait anodine.
Preach my peach, par exemple, n’accroche pas forcément sur disque mais sur scène le résultat est étonnant. On a une compilation d’images de gens se mettant à poil.
 
Caspian Pool, électro, voyages, découvertes et légèreté subtile
Rédigé le Jeudi 24 Octobre 2019


1.Posté par MoveOnMag le 24/10/2019 12:28
Un autre article de Caspian Pool ici : https://www.moveonmag.com/Itw-de-Caspian-Pool-un-duo-vintage-bien-d-aujourd-hui-_a308.html

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