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Zombillénium : Interview d'Arthur de Pins


Annecy, ceux qui sont morts et qui vont renaître te saluent !


| Rédigé le Mardi 13 Juin 2017 |

Zombillénium - Arthur de Pins
Zombillénium - Arthur de Pins
Pour cette soirée du Festival d’animation, Zombillénium a montré qu’Annecy sait trouver l’ouverture. Une ouverture à la fois originale, dynamique, décalée, philosophique et poétique.
 
Alexis Ducord et Arthur de Pins  ont donné vie à un projet pensé il y a six ans au Festival, justement. Et réalisé avec des équipes recrutées au Festival. Quand même le diable se soumet à la loi du marché !

Mine de rien , sous l’apparence d’un divertissement, Zombillénium joue de notre monde , de nos repères, applique aux zombies les règles du monde de l’entreprise. Serions-nous les véritables zombies, nous qui nous croyons vivants ?

On se prend avec jubilation à évoquer ici ou là des références, The Mask, Legend, Le roi et l’oiseau…chaque spectateur peut ainsi se plonger dans son propre système de références sans que cela enlève quoi que ce soit à l’originalité endiablée de Zombillénium. On y voit une sorcière déguisée en sorcière pour qu’on ne sache pas qu’elle est une sorcière, un mort qui n’a rien à faire chez les vivants. C’est pour ça qu’on veut le tuer. Et il arrive qu’un personnage soit « bête comme une valise sans poignée. » Un film qui traite à sa manière de l’éternel problème de l’identité et qui applique le monde de l’entreprise aux zombies, loups garous et autres monstres…à moins que nous ne soyons ces monstres !
 
A la fin de la projection, Arthur de Pins a bien voulu répondre aux questions de Move On.
 

Arthur de Pins ©Anais Vanel
Arthur de Pins ©Anais Vanel
Arthur, vous n’auriez pas quelques problèmes à régler avec l’Education Nationale ?
Beaucoup de gens me demandent pourquoi l’enseignante est aussi méchante. Elle est très caricaturale et je précise que, pour moi, elle n’est pas méchante. A part une ou deux, je n’ai eu que des maîtresses comme elles quand j’étais gamin. Et puis dans Zombillénium, que ce soit la BD ou le film, on veut montrer que les gentils, ce sont les monstres et que les vrais monstres sont les humains. Cette inversion se fait à travers ce personnage de la maîtresse, le personnage du chasseur…c’est cette même inversion qu’on retrouve dans des classiques comme Freaks.

Sous couvert de divertissement, votre film est assez philosophique.
Oui, le héros devient monstre et trouve son humanité sous cette forme alors qu’au départ il est un sale type. Toute la dimension sociale du film compte aussi vachement pour nous…et ça passe par la forme d’un conte.

Et votre diable se soumet à la loi du marché !
Oui. On pense d’habitude que c’est le marché qui se soumet au diable et là, c’est l’inverse.

Quand le marché est plus fort que le diable, c’est que le marché est diaboliquement fort, non ?
Ah, on allait oublier, la technologie de pointe a transformé, dans Zombillénium, le traditionnel balai de sorcière en skate/balai.

De quoi faire voyager les sorcières et le public !!
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Paul Rassat
Rédacteur et Reporter chez Move-On Magazine En savoir plus sur cet auteur

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