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Samedi 22 novembre, Michel Boujenah nous a fait une « spéciale Bonlieu » à Annecy.


Son spectacle était émaillé de références locales : la fondue, bien sûr, Cruseilles, André Dussollier, la rénovation de Bonlieu Scène Nationale et un hommage à son directeur Salvador Garcia. Si ce type connaît autant de références locales partout où il passe, c’est une encyclopédie ; ou alors il apprécie tout particulièrement Annecy.


| Rédigé le Lundi 24 Novembre 2014 |

Samedi 22 novembre, Michel Boujenah nous a fait une « spéciale Bonlieu » à Annecy.
Il voyage léger. Sur scène, une chaise, un fichu et un chapeau. Ça suffit amplement ; tout le reste est dans la tête, dans le coeur et dans le talent.

Michel Boujenah, c’est de l’énergie pure qui déboule sur scène et vous plonge en apnée dans l’aquarium bariolé et tendre de son univers. Pas le temps de respirer jusqu’aux rappels particulièrement nourris.

S’ il sait jouer avec le public, il devrait quand même le payer pour le remercier de participer à sa psychanalyse, dont il ressort que le sieur Boujenah souffre d’obsessions particulièrement tenaces : les nichons, la vie, la mort, les nichons, la nourriture, les souvenirs, les nichons, l’amour, le sexe, les nichons et l’enfance. L’artiste en profite pour opérer à son avantage, en même temps que sa propre psychanalyse, un discret transfert de fonds  à partir du public.

Tout le monde , cependant, en sort gagnant et consentant car l’ensemble de la démarche (sexothérapie comprise) est emballé dans un magnifique papier cadeau imprégné d’émotions et de poésie.
Il suffit de fermer les yeux et s’imposent la délicate senteur des cyclamens du Boukornine, la saveur du thé au jasmin  qui nous transporte au Saf Saf  ou au Café des nattes, l’éclat des mimosas le long de la plage de Raouad.

Un beignet au sucre ou au miel, une pointe d’accent comme là-bas ... et la madeleine de Proust, à côté, elle ressemble à un vulgaire bout de pain sec , non mais !

Michel Boujenah a beau bégayer, zozoter pour brouiller les pistes, sa marque de fabrique est évidente . « Si on rêve très fort, parfois on peut vivre la vie qu’on rêve » continue de nous faire rêver ! Tu vois qu’il ne faut pas craindre que le vent s’engouffre à travers les volets mal fermés et qu’il éparpille les souvenirs. Le vent de la poésie peut tout ramener à la vie, l’enfance et tous les paradis perdus.

Magnifique moment de générosité et d’humanisme, relevé de pointes savamment dosées de poésie, de tendresse, de philosophie et spécialement lié ce soir-là d’un soupçon de fondue savoyarde.

Où va se nicher le talent !

Une dernière précision, de poids, s’impose. La présence sur scène de Michel Boujenah est telle qu’on peut démentir sans hésitation les rumeurs persistantes de son installation dans la Silicone Vallée.
 
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Paul Rassat
Rédacteur et Reporter chez Move-On Magazine En savoir plus sur cet auteur

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