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Quand l’animation permet de rester jeune…


Conversation avec Nathalie Berriat, directrice de l’Ecole des Gobelins.


| Rédigé le Jeudi 13 Juin 2019 |

Elise Mathieu et Nathalie Berriat
Elise Mathieu et Nathalie Berriat
Que représente le Festival du Film d’Animation d’Annecy pour les Gobelins ?
Nous sommes partenaires de l’événement, pour lequel nos élèves réalisent depuis plus de 25 ans les films d’ouverture. C’est un défi intéressant pour nos élèves de fin de 2° année, qui doivent rendre en temps et en heure des films de qualité. Ces films de commande sont très formateurs pour eux.
Le Festival nous permet aussi de rencontrer énormément de partenaires internationaux, de faire la promotion de l’école, de recruter pour nos summer schools.

Pourriez-vous nous parler du rapprochement entre l’Ecole des Gobelins et Netflix dont on parle en ce moment ?
Dans un premier temps, le patron de Netflix Japon m’a contacté pour me dire qu’il aimerait bien recruter des élèves des Gobelins…et puis, de fil en aiguille, à la suite de discussions avec Netflix USA aussi, nous sommes arrivés à la conclusion que la création d’une résidence serait particulièrement intéressante pour nos élèves.

Nous venons d’annoncer la conclusion de cette résidence entre Netflix Japon et Gobelins qui va nous permettre d’envoyer une première jeune diplômée au Japon où elle va travailler au sein de Netflix.

Vous placez des pions ? (rires) Vous n’avez apparemment aucun problème de recrutement quant à vos élèves.
Effectivement, ils sont placés à 100%, même si on me dit parfois qu’ils partent tous à l’étranger ; ce qui est faux, beaucoup restent en France, d’autant plus que certains studios ont été relocalisés. Quand vous avez une bonne politique en matière d’incitation fiscale et d’accompagnement, qui dépasse les alternances, ça marche.

Nous ne plaçons pas des pions, mais les Gobelins sont une école professionnalisante, notre objectif est que nos jeunes s’insèrent directement sur le marché ; nous n’avions par ailleurs jamais testé cette formule de résidence. Il est vrai qu’à leur sortie d’études, nos étudiants ont parfois jusqu’à six propositions de studios. Cet après-midi nous avons notre speed de recruting : 90 studios viennent recruter nos élèves soit deux classes de 26 élèves chacune pour le cursus francophone et son équivalent anglophone.
 
Ce que nous n’avions pas encore, c’est cette nouvelle formule qui permet à quelqu’un de continuer sa formation dans des conditions professionnelles réelles. C’est ce que nous avons conclu avec Netflix.

C’est la première partie du partenariat.

La 2ème partie porte sur notre politique en matière d’égalité des chances. Je suis très attentive à cette dimension pour les étudiants. Nous avons d’autres formations en apprentissage aux Gobelins, mais pas celle de l’animation 3D, peut-être parce que le travail concerne de grands projets au sein desquels il est compliqué d’inclure des élèves. Il y a tout un travail à mener dans cette direction avec les studios parce que certains élèves ont du mal à financer leur formation, qui dure au moins quatre ans.
 
A mon arrivée fin 2015, j’ai souhaité que Gobelins s’investisse fortement sur cet axe de l'égalité des chances et ça avance puisque 25% de nos élèves actuels sont boursiers. Notre partenariat avec Netflix va nous permettre de développer cette voie, essentiellement en Afrique. Netflix veut s’y implanter et les Gobelins sont à même de former des jeunes de ce continent.

Nous avions initié ce mouvement avec un étudiant sud africain qui a obtenu son diplôme chez nous l’année dernière et s’est installé dans son pays où il développe une forte activité en matière d’animation.

Vous créez des liens sans arrêt.
C’est ce qui est intéressant. Le continent africain…

Kirikou en vient.
Michel Ocelot est d’ailleurs le parrain de notre promotion sortante de cette année, l’an dernier c’était Guillermo del Toro.

Pour revenir à la notion de résidence, elle semble liée à l’art, à une production personnelle.
Ce n’est pas le cas en ce qui concerne Claire, notre première résidente, car elle va travailler pour le compte de Netflix, mais on peut penser que les choses évolueront au fil du temps vers un travail de futurs réalisateurs. Il y a un début à tout.

Vous envisagez des partenariats avec d’autres studios ?
Ce qui est intéressant avec Netflix, avec Sony Pictures ou d’autres, c’est qu’ils produisent du contenu d’un nouveau genre. C’est le nouveau monde. Nous ne sommes pas nos étudiants en plus vieux. Il est important qu’une école comme les Gobelins continue d’explorer ces nouveaux mondes.
 
Ce n’est pas nous qui formons les étudiants mais eux qui nous permettent de rester jeunes.
C’est sûr !

 
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Paul Rassat
Rédacteur et Reporter chez Move-On Magazine En savoir plus sur cet auteur


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