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C’est qui ça ? C’est Kikesa en interview


Kikesa en concert le 19 décembre 2018 à La Maroquinerie Paris, avant-cadeau de noël !


| Rédigé le Vendredi 21 Décembre 2018 |

C’est qui ça ? C’est Kikesa en interview / Kikesa en concert le 19 décembre 2018, avant-cadeau de noël ! // ©CrapuleProduction
C’est qui ça ? C’est Kikesa en interview / Kikesa en concert le 19 décembre 2018, avant-cadeau de noël ! // ©CrapuleProduction
On me dit qu’il vous fallait régler une affaire de balances. J’espère que ce n’est pas avec la police.
Il fallait quoi ? (grand rire). Je n’ai aucun problème avec la justice, tout va bien, il s’agissait juste de réglages avant le concert de tout à l’heure à La Maroquinerie. La salle est complète ce soir. On y avait joué il y a six mois en première partie de VSO, un groupe de rap nîmois, et c’est eux qui font notre première partie ce soir.

On oublie donc l’histoire de flics et de balances mais on peut se demander si vous glorifiez l’haltérophilie puisque que vous chantez « Soulever des mamans. »
C’est vrai, on est vachement dans tout ce qui est développement musculaire, etc. (rire)

Mais aussi dans une espèce de voyage initiatique qui va de la circoncision à l’Afrique dans le sang.
Il s’agit d’un un voyage totalement imaginaire mais qui serait extraordinaire à vivre.

Ta manière d’aborder tout ça repose sur l’humour, le décalage, le jeu.
Parce que dans ma musique je n’ai pas l’intention de faire semblant. Dans la vie je suis assez fun et du coup, c’est vraiment moi qui transparais dans ma musique.

Tu chantes d’ailleurs « Je ris comme un fou en écrivant mon texte. »
Je prends du plaisir à écrire, je me fais rire en écrivant. Un peu comme quelqu’un qui écrit un livre et se dit « Tiens, cette phrase est bien », un peu aussi comme si je me racontais une blague que je ne connaitrais pas.

On sent cette jubilation dans le rythme de la musique qui est aussi très fluide.
Ce style est reconnu aujourd’hui. Bien sûr, c’est moi qu’on interviewe mais il y a aussi PPROD qui fait toutes les instrus, Crapule qui s’occupe de tous les visuels. Je suis simplement celui qui figure sur l’affiche mais derrière c’est une vraie entreprise d’équipe. L’avantage c’est, qu’on est copains avant d’être collègues. Faire de la musique, c’est passer du temps ensemble, c’est génial. On se prend vraiment pas la tête mais on est très critique les uns envers les autres pour être le plus juste possible.

Ce qui va bien avec la thèse que tu entames sur Eric Lemming.
Ça m’a effectivement demandé des recherches poussées sur internet… Mais je dois avouer que je ne suis pas un connaisseur des choses olympiques. Je cherchais simplement quelqu’un de connu pour son expérience au javelot. Il me semble qu’Eric Lemming est le premier champion olympique dans la discipline.

Plusieurs médailles olympiques, un jet à 62,32 mètres. Par rapport à une performance sexuelle, ça ne te donne pas de complexe ? (grand rire). Les références à la sexualité sont joyeuses dans tes chansons.
On est jeune. On rit aussi de la sexualité. Tout fait partie de la vie, il n’y a pas un thème dont on ne parle pas. La sexualité est un thème à part entière, dans la vie de tous les jours et de tout le monde. En parler est pour moi très naturel. Je le répète, on ne se prend pas la tête, on est super second degré, on aime bien se chambrer, ce qui permet de passer de très bons moments pendant la tournée.
 

On décèle un léger contrepoint qui s’accorde bien avec ce qu’on vient d’évoquer  « On a rien dit, ils ont fait de la merde… » Le monde ne va pas si bien mais on a le droit de s’amuser aussi.
Les concerts sont un moment qu’on crée avec les gens, une sorte de monde idéal. Oui, le monde dans lequel on vit n’est pas fantastique, je pense qu’on ne va pas le changer en écrivant des textes et qu’il y a des gens bien meilleurs que moi pour le faire. Vivons simplement à fond entre gens qui ont envie de vivre. J’ai envie que tous les gens continuent à vivre.

Ce qui renvoie à beaucoup de choses, dont le Bataclan…
Ce sont des choses très importantes. Depuis ces événements, je profite de chaque seconde, de l’humour, des blagues. Je préfère rire de la vie.

La Maroquinerie, l’Olympia en octobre 2019, le succès au Buzz Booster, tout prend de l’ampleur.
C’est assez fou, l’Olympia est un rêve d’enfant. Ça va être incroyable de se retrouver dans cet emblème; mais ce qui me fait le plus plaisir, c’est de m’y retrouver avec tous mes copains que je connais depuis toujours.

Ça va être l’occasion d’aller planquer du fric dans les paradis fiscaux.
Je ne suis pas pour l’évasion fiscale (rire très franc).

Mais pour l’évasion par la musique !
Je suis comptable et partisan de l’optimisation des coûts mais il faut participer à l’économie. Ça fait partie de notre envie de vivre et de nous adresser à tous les publics.
 



 
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Paul Rassat
Rédacteur et Reporter chez Move-On Magazine En savoir plus sur cet auteur

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