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Selah Sue au Festival Musilac 2015. Flashback.


INTERVIEW
Sa voix, son style... ses cheveux, Selah Sue est maintenant reconnaissable entre toutes. Pour son deuxième passage à Musilac, la chanteuse belge au charisme que n'égale que sa simplicité nous raconte comment elle est venue à la musique, ses projets, ses envies. "En anglais ou en français? - Plutôt en anglais s'il vous plaît". OK, quoi qu'il en soit, on te suit.


| Rédigé le Jeudi 13 Août 2015 |

©Cedric Viollet
©Cedric Viollet
Ton nouvel album est très différent de ton précédent, Ragamuffin. Comment est-ce que tu définirais ton nouveau style ?
Je pense que c’est simplement une question de maturité. J’absorbe toutes les musiques que j’écoute et ça donne naissance à un style. Sur le premier album, j’étais dans une période Reggea, j’écoutais Damian Marley, des artistes comme Sizzla et Capleton, donc j’aimais bien le « patois ». Puis je m’en suis lassée, j'ai arrêté d’écouter ce style et suis passée à l’Electro, le Hip hop, la Pop aussi. C’est pourquoi je pense que mon nouvel album est plus produit, construit, plus électro, et un peu plus pop. Je ne me suis pas dit « je vais faire la même chose que sur Ragamuffin parce que ça a marché ! ». Pas du tout, je fais ce qui me vient. Avec le titre Alone, j’étais vraiment à la recherche de chansons au rythme enlevé, ce qui assez difficile à faire, je pense. Je pense que c’est Pop mais c’est quand même sérieux, en tous cas moi je suis contente du résultat.
 
Quels souvenirs gardes-tu de ton premier passage à Musilac, en 2011 ?
Je vais être honnête, je ne me souviens de rien ! Pour moi, c’est toujours comme ça, où que j’aille, c’est une nouvelle expérience, même si je suis déjà venue trois fois ! J’ai beaucoup de mal à me souvenir. Mais c’est vraiment fantastique, on profite du lac, on fait du bateau, c’est les vacances ! Avec l’équipe, on regardait les photos et on se disait à quel point nous étions chanceux de faire ce métier. Je suis vraiment contente d’être là.
 
La première fois que je t'ai vue, tu faisais l’ouverture du concert de Pascal Picard à Lyon en 2008, tu étais seule sur scène avec ta guitare. À présent, tu tournes avec un groupe, est-ce que tu joues toujours avec les mêmes musiciens ?
Oulà ! Oui, c’était il y a longtemps ! Pour moi, ce qui est important, et peut-être plus important que d’avoir les meilleurs, c’est d’avoir une vraie complicité avec les gens qui m’entourent. En tournée, on est comme une famille. Et ils ne sont pas seulement de supers amis, ils sont également d’excellents musiciens, donc oui, je joue toujours avec eux. Tout le monde est très proche. L’équipe technique et le groupe sont un peu séparés, mais au sein du groupe, on est vraiment une grande famille. Parfois il m’arrive de partir en tournée sans le groupe, quand je fais de la promo par exemple parce que c’est plus simple d’être seule avec ma guitare, mais dans la mesure où le groupe est très présent sur l’album, c’est difficile toute seule.
 
Tu fais beaucoup de festivals, est-ce que tu préfères cette configuration, jouer avec d’autres groupes, ou plutôt être en concert solo?
Oui, c’est marrant parce que l’énergie est très différente. Mais j’aime vraiment les deux. Quand j’enchaine les festivals, je m’en lasse et je me languis de rejouer dans les petites salles … et vice versa ! Je pense que les festivals sont un peu plus relax parce que les gens n’achètent pas leur place pour te voir uniquement toi – enfin, ça arrive, mais généralement c’est pour l’ensemble. Donc il y a moins de pression, je suis plus détendue. En revanche, le public est plus éloigné de la scène alors que dans les clubs, je peux jouer des chansons plus intimes, juste en acoustique, ce qui n’est pas vraiment possible en festival. Mais j’aime les deux.
 
Prends-tu le temps d’écouter d’autres groupes pendant le festival ?
Habituellement, non, parce que dès que je vois le public, je suis nerveuse et je dois aller aux toilettes, donc c’est pas trop mon truc (rires). La plupart du temps, je me détends, je vais nager si c’est possible, je lis, je fais du sport. Aujourd’hui, il y a The Kooks qui joue après moi, et comme c’est après moi, je vais pouvoir y aller, c'est cool.
 
Est-ce que tu as des projets de tournée en dehors de l’Europe ?
Oui, l’année prochaine, on veut aller en Australie et au Japon. Un album sort aux Etats-Unis donc on va aussi tourner là-bas, côte Est et côte Ouest probablement.
 
Ce sera une première ?
J’ai déjà tourné aux Etats-Unis pour mon premier album, mais jamais en Australie, ce sera la première fois, j’ai vraiment hâte. Je suis déjà allée au Japon, mais pas longtemps et c’était super. On se concentre sur l’Europe jusqu’à la fin de l’année et ensuite on enchaine directement sur le Japon et les Etats-Unis.
 
Tu écris et composes tes chansons. Tu peux nous parler de ton processus créatif ?
Je me suis rendu compte que ce qui fonctionne bien pour moi, c’est d’être alimentée par des éléments extérieurs, sans quoi je m’ennuie très rapidement. Il y a certaines chansons que j’ai écrites seule, mais sur cet album j’ai invité le groupe à venir chez moi pendant une semaine. On mange ensemble, je fais la cuisine pour tout le monde le soir parce que j’adore cuisiner, et pendant la journée on « jam », on joue tous ensemble, et c’est comme ça qu’une chanson nait. En plus, les producteurs m’envoient pas mal de morceaux, donc je chante dessus, et ça se passe aussi comme ça.
 
Tu as commencé à jouer de la guitare relativement tard, tu avais 15 ans, qu’est-ce qui t'as fait venir à la musique ?
J’ai vraiment découvert la musique seule parce que personne dans ma famille ne s’y intéressait. C’est venu à la puberté, tu sais, t’as 14 ans, et tu te mets à aimer la musique, tu veux absolument apprendre à jouer d’un instrument et pour moi, c’était soit le piano, soit la guitare. La guitare était quand même plus pratique parce que tu peux la trimballer partout, donc j’ai opté pour la guitare. Pendant trois ans, j’ai pris des cours de classique, donc c’était du Bach, du Beethoven, du coup ça m’a ennuyé et j’ai arrêté. J’ai commencé à prendre des cours sur internet, à écouter Laureen Hill, à regarder MTV, et mes amis aussi…
 
Une vraie autodidacte !
Oui, complètement.
 
À présent, quelles sont tes références ?
Actuellement, j’écoute beaucoup FKA Twigs, qui est très électro underground, un peu soul. J’écoute pas mal de jazz aussi, je préfère ce qui est à l’avant-garde que ce qui passe à la radio. Les tournées, on le fait une fois dans sa vie, mais après je compte bien vivre ma vie et faire absolument ce que je veux ! (rires)

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Aurore Fossard De Almeida
Rédactrice et reporter pour Move-On Magazine. Les images qu'on fixe, les images qui bougent, les... En savoir plus sur cet auteur

        


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