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Les cinémas Nemours-Annecy fêtent leurs 40 ans !


Et ce n'est que certainement le début.
Rencontre avec Danyèle Falquet, directrice gérante des Nemours, passionnée d’art et d’essai.


| Rédigé le Mercredi 17 Octobre 2018 |

Les cinémas Nemours-Annecy fêtent leurs 40 ans - Rencontre avec Danyèle Falquet
Les cinémas Nemours-Annecy fêtent leurs 40 ans - Rencontre avec Danyèle Falquet
Danyèle, que représente ce 40° anniversaire pour vous ? Ce 40° anniversaire est l’occasion de réunir tous les clients et amis. Michel Amoudry, qui connaissait bien mon père, a fait un discours. Tous les cinéphiles sont devenus des amis au fil du temps, sur trois générations.

Lors de notre première rencontre nous avions retracé votre histoire familiale : le cinéma est dans vos gênes.
J’ai commencé à quatorze ans. Nous sommes installés là depuis 40 ans, j’avais alors 28 ans.

Que retenez-vous de ces années ?
Les gens sont de plus en plus ouverts au cinéma et à la VO. Avant, la version originale faisait fuir les gens alors que je ne passe plus que des films en VO. Plus de 600 films par an en version originale ! C’est ce que les gens demandent, avec des films d’auteurs.

Il y a internet, la télé, ceux qui viennent chez vous attendent réellement quelque chose.
Ils veulent déjà une salle de cinéma ! Dans laquelle ils ne soient pas dérangés, sans bruits, sans pop corn. De l’art et essai, avec souvent une explication, des débats. C’est pourquoi nous accueillons des associations. Pas mal de metteurs en scène viennent et accompagnent leur film…les gens sont friands de ces rencontres.
    Pour notre 40° anniversaire, nous accueillons André Dussollier le 31 octobre 2018. Quand je lui ai dit qu’il représente le cinéma sur Annecy, le théâtre aussi, il a tout de suite accepté de venir. Le hasard fait bien les choses car ça coïncide avec la fin d’une tournée de théâtre à Genève. Il sera disponible juste au bon moment.

Danyèle Falquet cinémas Nemours-Annecy ©Paul Rassat
Danyèle Falquet cinémas Nemours-Annecy ©Paul Rassat
Pour ce 40°anniversaire, vous proposez une programmation intéressante.
Oui, on va avoir Jeanne Herry. Son premier film avec Sandrine Kiberlain,  «Elle l’adore», est génial. Elle sera là pour son 2°film le 27 octobre… parce qu’elle vient en vacances avec ses enfants pour la Toussaint. On devrait avoir aussi Nils Tavernier pour «L’incroyable histoire du facteur Cheval». Avec Gamblin dans le rôle du facteur.

En réalité, pour ces 40 ans tout est très organisé et improvisé à la fois.
Oui ! En ce moment on a « Capharnaüm », avec un débat organisé par René Richoux, de Plan Large.

Au-delà du cinéma, vous êtes un pilier de la culture.
Nous suivons beaucoup l’actualité de Bonlieu et essayons de faire venir des acteurs qui y passent pour mettre en relation le théâtre et le cinéma. On va voir ce qu’on peut faire cette saison avec Philippe Torreton.

Il y aura Isabelle Adjani à Bonlieu…
Elle est déjà venue chez nous.

Aux Nemours on voit que vous travaillez en équipe.
Oui, parce qu’en plus, il faut savoir faire plusieurs choses. S’occuper des affiches, des avant premières. Comme dans tous les cinémas la pratique du métier a beaucoup évolué, les conditions techniques de la projection ont été révolutionnées. On est loin de l’époque du 35 mm où il fallait changer de lanterne toutes les 20 minutes.

Les contraintes de sécurité n’étaient pas les mêmes. Ça nous renvoie à « Cinéma Paradiso ».
C’était le métier de mon père. Il a commencé comme ça avec ma mère ; ils tendaient un drap dans les bars…

Quel est le tout premier film qui vous a marqué ?
Celui dont nous parlions,  « Cinéma Paradiso ». C’était mon histoire, l’histoire de mon père. La fin du film est à pleurer, quand Jacques Perrin voit tout les bouts de films  mis bout à bout, c’est à tomber. En fait, je suis devenue cinéphile avec les films d’Alan Parker, de ces Anglais qui ont fait des films sur l’humain. Ma référence est « Birdy ».
   Le cinéma colle à la société, à l’actualité. On parle beaucoup des réfugiés, des migrants en ce moment.

Les Nemours ont passé « Fortuna ». Un très grand film sur ce thème.
Grâce à ces films, à « Amin », les gens voient plus large.

Vous avez raison, tous ces thèmes d’actualité, on les voit à la télé, mais ils prennent une autre dimension au cinéma, le temps qui leur est consacré, le regard, ne sont pas les mêmes.
Et quand on sort du cinéma, les familles d’immigrés sont là, il y a la Croix Rouge. Il y a aussi les films sur l’écologie.

Vous fêtez les 40 ans des Nemours, mais le cinéma que vous évoquez est tout jeune, il a encore beaucoup d’avenir avec les thèmes que vous évoquez. On voit que vous êtes une passionnée.
Bien sûr. Nous avons projeté dernièrement « Nos batailles ». Ce film m’a bouleversée.

Cette passion pour le cinéma déborde du cadre d’une interview. Nous continuons de parler et tombons d’accord : la source naturelle des meilleurs effets spéciaux est l’être humain, son cerveau, sa sensibilité, son imagination que le cinéma est capable d’accompagner et d’amplifier quand il s’appuie sur de bonnes histoires.

Le cinéma, c’est tout simple, non ?
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Paul Rassat
Rédacteur et Reporter chez Move-On Magazine En savoir plus sur cet auteur

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