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Francesco Giai Via prend la tête du Festival Annecy Cinéma Italien 2017 !


Le Festival du Cinéma Italien se déroulera du 25 septembre au 1er octobre 2017.


| Rédigé le Mercredi 28 Juin 2017 |

Illustration ©Emiliano Ponzi / Infographie ©Martine Romand
Illustration ©Emiliano Ponzi / Infographie ©Martine Romand
Francesco Giai Via prend la tête du Festival. Move-On Mag a assisté à la conférence de presse qui lance une nouvelle ère et a ensuite posé quelques questions au nouveau directeur artistique.
 
Dans un premier temps, Salvador Garcia explique que cette édition sera de transition, le temps de convaincre tous les partenaires du Festival de l’intérêt d’une nouvelle formule.
Francesco Giai Via lui succède. Turinois de 40 ans, historien et critique de cinéma, rôdé à la production pour le cinéma et la télévision, familier du monde associatif, travaillant au Torino Film Lab, pour la Mostra de Venise, pour le Festival de Carbonia, en Sardaigne, Francesco souhaite mettre l’accent sur le cinéma italien contemporain.

Il veut bâtir une nouvelle histoire s’appuyant sur le trésor que constituent le Festival d’Annecy et son rayonnement. 90% de la programmation seront consacrés au cinéma contemporain, un jeune cinéma qui regarde au-delà des frontières.

Il évoque la création d’un fonds d’aide à la production , de deux journées de rencontres entre les films du festival et les producteurs français, de sous –titrages réalisés en plus grand nombre et la carte à jouer par rapport au festival de Venise inaccessible financièrement à certains professionnels ; Francesco Giai Via conclut en évoquant un nouvel ancrage du Festival dans la ville d’Annecy, la collaboration avec les associations locales et la volonté de concevoir des relations renouvelées avec le milieu scolaire.

Professionnalisme, bien sûr, mais aussi énergie, simplicité, imagination, volonté de renouvellement au service du cinéma émanent de ces propos.

Francesco Giai Via ©Paolo Angari
Francesco Giai Via ©Paolo Angari
Nous retrouvons ensuite Francesco Giai Via pour un moment de discussion.
 
Francesco, qu’est-ce qui vous a décidé à tenter cette aventure du Festival d’Annecy ?
Côté italien, le prestige du Festival est très important. C’était pour moi une occasion à ne pas rater parce que c’est la possibilité de travailler sur le cinéma italien en dehors de l’Italie. Il y avait aussi la nécessité de trouver une nouvelle identité sans oublier l’histoire du Festival. Dans ma façon de travailler, j’aime garder les éléments qui fonctionnent et en apporter de nouveaux.

Vous avez le souci du passé, de la transmission, du contemporain…
J’ai la chance d’être lié à l’aspect contemporain du cinéma italien.

Vous êtes à Venise, pour la Mostra, à Turin, en Sardaigne pour un festival et maintenant à Annecy. Vous avez un don d’ubiquité ? (rires)
Non, je travaille beaucoup , tout le temps.

Ce sont peut-être les différentes facettes d’une même activité ?
Oui, c’est ça. Ces activités se nourrissent entre elles, s’enrichissent mutuellement. Ce que je fais à Venise peut apporter quelque chose à Annecy. Ce que je réalise au Torino Film Lab m’apporte un bagage de connaissances, de relations, une approche. J’aime les gens qui bossent beaucoup et font des choses différentes. Ça nécessite d’être toujours à l’écoute des autres.

Malraux disait que le cinéma est à la fois un art et une industrie. A vous entendre, il y faut aussi de l’amour.
Je suis venu à ce travail, à ce type de responsabilité parce que j’aime créer des contextes dans lesquels les films sont partagés. Partager quelque chose que tu aimes, qui est très important pour toi, c’est aussi sérieux que l’amour. Avec des problèmes qui exigent de progresser pour que le cinéma soit partagé  avec les cinéphiles, avec ma mère, avec des gens de quartiers difficiles, avec les professionnels du cinéma…

Vous êtes attentif à tous les aspects possibles, la projection, la réalisation, le public…
Ça vient de ma formation. J’ai dû tout faire. J’ai commencé au niveau zéro. Mon père est médecin et il n’y avait aucun lien direct entre le cinéma et moi.

Vous dites que, au-delà des écoles, la meilleure formation consiste à se retrousser les manches ?
Il faut beaucoup d’énergie, des gens qui vous soutiennent, beaucoup de force et beaucoup de travail. Ce n’est pas facile. Ce n’est pas un travail dans lequel tu es établi, un travail de bureau de neuf à dix-huit heures.

Le cinéma est vivant, donc fuyant, insaisissable ?
C’est un drôle de travail qui nécessite des mois d’efforts pour un résultat qui dure une semaine et dont presque rien ne subsiste, sinon le catalogue ; mais il y a les relations créées, les souvenirs.

Jean Gili, de qui vous prenez la succession, dit que le cinéma s’intéresse aux frontières. Vous allez renouveler l’image du cinéma italien à Annecy et en France, et vous aussi, vous parlez de frontières.
Pour moi les frontières sont un point de départ, un point de contact. Il ne s’agit donc pas de division mais de contact, de rencontre. Les frontières telles qu’on les envisage souvent aujourd’hui, nationales, ne font pas partie de ma vision éthique, morale et politique.

Vous évoquez une programmation qui repose sur la simplicité et la clarté. Pour quelles raisons ?
J’ai grandi et me suis formé avec les festivals organisés par des collègues. Je crois que c’est ma manière de fonctionner, j’aime les festivals qui sont très clairs. Il est possible de proposer un schéma très simple qui permette à la complexité de s’exprimer. C’est ce que j’aime.

Vous avez une approche très professionnelle et une approche d’artiste.
C’est un peu de la cuisine, et il faut ensuite goûter pour voir si c’est réussi. (rires)

En réunissant Turin et Annecy, vous restituez l’histoire des Pays de Savoie.
C’est vrai ! Certains aïeuls de ma grand-mère faisaient le commerce de charbon entre la Savoie et mon petit village en Italie, tout proche de Turin. Ils étaient Français et vivaient en France. [On sent Francesco Giai Via très ému à cette évocation]


Le Festival du Cinéma Italien se déroulera du 25 septembre au 1° octobre 2017, un festival plus long pour plus de plaisir !

Site internet : annecycinemaitalien.com
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Paul Rassat
Rédacteur et Reporter chez Move-On Magazine En savoir plus sur cet auteur

        


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