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Festival « Jazz au Château » de Clermont 24/25/26 août 2018.


Une équipe, une amitié, une passion : le jazz.

Move-on rencontre Christine Rassat qui parle avec autant de passion de jazz que de cuisine.


| Rédigé le Samedi 21 Juillet 2018 |

Christine, comment se fait la programmation du Festival ?
Nous sommes  huit à participer à l’organisation et à choisir. Comme nous avons beaucoup de propositions, nous nous réunissons plusieurs fois. Nous allons vers les artistes mais  c'est eux qui viennent de plus en plus à nous par l'intermédiaire de leurs agents. Il faut avouer que nous tenons à tout prix à faire passer certains d’entre eux. Nous les écoutons, tous ensemble, nous donnons notre avis et il y a parfois de belles discussions, très animées.

Et comment vous départagez-vous ?
Nous sommes parfois obligés de voter mais c’est rare.

Le choix se fait sur quels critères ?
Il faut penser avant tout à ceux qui vont venir au festival, au public, il ne faut pas proposer de jazz trop free, mais de quoi partager des soirées festives, toucher un maximum de gens. Nous avons ajouté du blues ces dernières années, par exemple, parce que ça plaît à tout le monde.

Ce sont tous des artistes reconnus ?
Oui, tous, et en principe, en 2° partie, des grandes pointures nationales et internationales. 

Vous dites que c’est eux, souvent, qui vous sollicitent? Pourquoi aiment –ils venir au Château de Clermont ?
Je pourrais vous faire lire la lettre d’un ami qui écrit qu’il n’a jamais été aussi bien reçu.

C’est la nourriture fournie par Christine Rassat ?
Je ne cuisine pas pour le Festival. Je m’occupe detoute l'intendance, de l'organisation des transferts aéroport hôtel,château de Clermontl. Je fais en sorte qu’ils soient gâtés pour qu’ils soient au mieux et nous donnent le meilleur d’eux-mêmes pendant le Festival. Je sais ce qu’ils aiment, ce qu’il leur faut et nous veillons à les satisfaire.
   Nous sommes tous bénévoles, nous adorons la musique et les musiciens, c’est pourquoi nous les chouchoutons.
 

L’esprit du Festival est là : le plaisir de la musique, le plaisir d’être ensemble, le fait de penser au public.
C’est un petit Festival qui ne peut accueillir que 400/500 personnes chaque soir dans ce magnifique château Renaissance de Clermont en Genevois, d’où cette ambiance particulière.

Pourquoi au château de Clermont ?
Le Conseil Général le met gratuitement à notre depuis 1999.Nous avons commencé avec une toute petite scène. Nous allions chercher des parasols à l’auberge d’en face quand il pleuvait. C’était très artisanal mais nous avions déjà des stars comme Bruce Forman, Rhoda Scott.
Vous savez, au Château de Clermont il y a une cuisine. Le lieu est magique. Il s’y passe plein de trucs. Tous les musiciens viennent se reposer, boire un coup, se confier, ce qui crée des relations vraies qui permettent de mieux les connaître. Finalement la cuisine est le quartier général !

L’équipe actuelle est la même que celle du départ ?
La plupart sont là.

L’esprit du Festival est dans ce travail d’équipe.
Nous sommes très soudés.

La programmation de cette année est particulière ?
Nous avons trois chanteuses. Honneur aux femmes ! Sinon nous avons toujours les mêmes partenaires formidables  auxquels est venu s’ajouter depuis deux ans un mécène, la Compagnie Nationale du Rhône. Nous recevons une aide du département et le Groupe Provencia participe à la soirée VIP en nous offrant le buffet pour 250 personnes depuis le début! Pour revenir à la programmation, je suis très heureuse de la venue de Fred Hersch,nommé douze fois aux prestigieux Grammy Awards dont deux fois en 2018 pour le meilleur album de jazz et« homme de l’année »Jazz News 2017, qui est un merveilleux pianiste. Du nectar !

Comment s’est créée l’équipe qui anime le Festival ?
Au départ ma très grande amie Peggy Bosson et moi avions envie de créer un jazz club. Nous avons organisé une soirée jazz au Prieuré de Talloires avec des  amis musiciens New- Yorkais. En 98. Les gens qui ont assisté à cette soirée avaient envie, eux aussi, de créer un jazz club ; c’est parti comme ça. Hop ! Peggy, Pierre Brémant qui était Président et d’autres. Peggy n’est plus là ,elle me manque .Avec elle,je faisais tous les"grands"festivals de Jazz de France et nous allions aussi très souvent à New-York pour connaître, découvrir et inviter ensuite des musiciens connus, comme Randy Brecker,Kenny Werner...

C’était du racolage pour la bonne cause.
Exactement. Finalement l’esprit du Festival est une équipe, une amitié et une passion.
 
Tous renseignements www.jazzclubannecy.com

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Paul Rassat
Rédacteur et Reporter chez Move-On Magazine En savoir plus sur cet auteur

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