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Engagé par des légendes, Dj Duke


Rendez-vous avec Dj Duke et Crazy B au Birthday Festival le 16 septembre 2015 au POP PLage.


| Rédigé le Mardi 8 Septembre 2015 |

Tu es le DJ d’Assassin, groupe légendaire et engagé du Rap français, comment expliques-tu votre longévité auprès du public, notamment avec votre tournée retraçant vos succès des années 1990-2000 ?
Si tu prends les trois groupes majeurs du Rap français, NTM, IAM et Assassins, notre longévité vient du fait qu’on n’arrête pas de faire des choses, de nouveaux concepts, de nouveaux concerts contrairement à NTM qui s’est arrêté pendant dix ans ou presque, et IAM qui est parti dans un truc beaucoup plus cool. Les fans d’Assassin sont vraiment fans à 100%. Si je fais partie d’Assassin aujourd’hui, c’est que son discours m’a touché et que ça me représente d’une manière ou d’une autre.

Il y a quand même une certaine indépendance dans ce que tu fais. La preuve, le remix et aussi la distribution de tes projets. Que penses-tu de l’impact du Canal Web pour les indépendants ?
Je vois que ça a révolutionné beaucoup de choses, surtout pour les indépendants. Ils ont un pouvoir qu’ils n’avaient pas il y a quinze ou vingt ans parce qu’aujourd’hui tu peux distribuer tes produits via le Web dans le monde entier sans avoir besoin de l’appui d’un label. Je me suis intéressé aux nouvelles technologies dès le départ parce que tu ne peux pas passer à côté, c’est impossible. Je viens d’une génération qui a connu la cassette et là, c’est vraiment une nouvelle façon de travailler.

Tu privilégies cet axe-là ?
Non, parce que je fais aussi des disques en physique qui resteront dans le temps. Internet j’y crois vraiment jusqu’au jour où tous les disques durs masters pètent et où toute la musique va disparaître. Les projets en vinyle sont ineffaçables.
Tu es proche de La Caution, DJ Punk, Crazy B, pourquoi on ne t’a jamais vu dans des projets apparentés électro ?
J’aime beaucoup l’électro mais ce n’est pas la musique qui me fait vibrer, c’est pas le truc qui me vient naturellement. C’est comme le hip hop. Tu l’as en toi, tu en composes parce que tu le kiffes à mort et que c’est ça ta vie. L’électro n’est pas un truc qui me touche au plus profond, même si c’est une musique que j’aime beaucoup, et que les passionnés savent faire beaucoup mieux que moi.

Tu sors prochainement un projet avec Keith Murray, rappeur new-yorkais d’anthologie membre de feu Def Squad. Comment arrives-tu à produire en 2015 avec une telle légende sans jouer sur l’aspect revival des années 90 ?
Keith Murray a beaucoup de talent, c’est un mec qui a des choses à dire et ce n’est pas une question de génération. La musique est intemporelle. Pour moi il n’y a jamais eu la notion de « old school » ou « new school » dans le Hip Hop. Il y a de la musique, différentes générations qui font que la musique est intéressante et riche. Keith Murray a juste 20 ans de carrière et il vit avec son temps. Quand un musicien contemporain invite un plus ancien sur un album, c’est que le type est juste un génie qui traverse les générations.

Tu es un « vétéran » du Rap qui vient des quartiers. Comment vois-tu toute cette génération des rappeurs issus de la middle class, 1995, Georgio, Vald.. ?
Comment je les vois ? D’un super bon œil. Dans le Rap actuel il y a deux grosses tendances, le rap « caille-ra » un peu quartier où il y a un peu de tout et n’importe quoi, et il y a aussi la version de mecs qui ont été bercés par des choses qu’on a vécues et qui retranscrivent cette atmosphère à leur manière. Je trouve ça super intéressant. Un mec comme Vald, par exemple, a énormément de talent…il y a de la place pour tout le monde. Pour revenir à ta première question, le Web a vraiment élargi le panel. Tu peux avoir un Booba d’un côté et son contraire qui cartonne aussi. Je l’ai déjà dit, en Rap français, tu as deux grandes tendances, aux USA tu en as au moins 25. Les Américains sont numéro 1 parce qu’ils réinventent toujours… c’est très rare, sauf peut-être en électro, que les Français aient vraiment leur truc, quelque chose qu’ils ont amené et qui a marché.

Si le temps d’une journée tu pouvais être quelqu’un de ton choix…
Dans la peau de David Guetta, juste une soirée pour voir… être aussi nul musicalement et déplacer autant de monde. J’aimerais être dans sa peau parce que j’arrive pas à comprendre… et j’ai une 2° réponse. J’aimerais être dans la peau de Giorgio Moroder avec qui j’aurais bien aimé me retrouver en studio. Ce qui est fou quand tu vois le décalage de générations entre Daft Punk et ce mec-là, c’est qu’ils l’invitent parce qu’ils savent qu’il a un truc qu’ils n’auront jamais.


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